Japon – Inrō en os gravé – décor shunga – Meiji

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Inrō japonais à compartiments, réalisé en os finement poli, présentant une belle patine ivoirine aux nuances légèrement chaudes. L’objet est décoré sur ses deux faces de scènes érotiques (shunga), délicatement gravées et rehaussées de pigments, dans l’esprit des estampes ukiyo-e. 

La base présente une signature à deux caractères dans un sceau ovale. On y lit Ōkyo, faisant référence à Maruyama Ōkyo, l’un des peintres les plus influents du 18e siècle. Bien qu’Ōkyo soit un maître du réalisme, son nom a souvent été apposé par des artisans de la fin de l’époque Meiji pour souligner la qualité artistique et le prestige de l’objet.

Les compositions, d’un trait souple et expressif, mettent en scène des couples dans des intérieurs raffinés, avec une attention particulière portée aux attitudes et aux motifs textiles. Ce type de décor, à la fois intime et subtil, s’inscrit dans la tradition des objets destinés à une clientèle cultivée de la fin de l’époque Edo et du début Meiji.

L’inrō est composé de quatre compartiments emboîtés formant un nécessaire portable. Il est conservé avec son cordon de suspension et sa perle coulissante (ojime). L’intérieur, creusé, rappelle sa fonction utilitaire d’origine. Belle patine d’usage, avec de légères usures superficielles cohérentes. L’ensemble reste harmonieux et bien lisible. 

L’ imagerie Shunga, littéralement « images de printemps ». Ces scènes érotiques étaient un sous-genre courant de l’art ukiyo-e pendant les périodes Edo et Meiji. Loin d’être de simples objets scandaleux, les Shunga étaient souvent considérés comme des célébrations de la vie, des talismans contre les incendies ou des cadeaux humoristiques pour les jeunes mariés. Durant l’époque Meiji, les artisans japonais produisaient des sculptures élaborées en ivoire ou en os, souvent destinées au marché de l’exportation vers l’Occident, où les collectionneurs étaient fascinés par l’exotisme et l’audace de l’érotisme nippon.

L’ inrō est un petit contenant portatif traditionnel conçu pour pallier l’absence de poches dans le kimono. Suspendu à l’origine à la ceinture (obi), il était maintenu par un cordon, une perle coulissante nommée ojime, et un contrepoids sculpté appelé netsuke.

Origine : japon.

Époque : Epoque Meiji (1868 – 1912) – Fin 19ème / Début 20 ème.

Dimensions : Hauteur: 8 cm ; Longueur: 6,5 cm ; largeur: 2,5 cm.

Conditions : Très bon état, belle patine d’usage, avec de légères usures superficielles cohérentes.

Provenance : Collection particulière belge.

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