Japon – Fleurs de cerisier au sanctuaire Ueno Tōshō-gū – Série « Lieux Célèbres de Tokyo – Takahashi Shōtei (Hiroaki) – VENDU

Estampe japonaise originale de format otanzaku est intitulée « Fleurs de cerisier au sanctuaire Ueno Tōshō-gū – (Ueno Tōshō-gū no Sakura)». Conçue en 1930, elle est l’œuvre du maître Takahashi Shōtei (1871-1945), aussi connu sous le nom de Hiroaki. Elle fait partie de sa célèbre thématique des « Lieux Célèbres de Tokyo » (Tokyo Meisho). L’œuvre dépeint une vue nocturne du sanctuaire d’Ueno, où la silhouette d’une pagode à cinq étages s’élève derrière un rideau de cerisiers en fleurs (sakura), baignée par la lumière douce des lanternes de pierre monumentales.

  • Technique : Gravure sur bois originale (moku-hanga).

  • Époque du tirage : Édition réalisée à partir des bois originaux gravés vers 1930. La fraîcheur des pigments et la qualité du papier indiquent un tirage de haute précision de la fin des années 1940.

  • Support : Papier washi artisanal. Le revers révèle une absorption profonde des encres et les marques de pression manuelle du baren, attestant d’un procédé de fabrication traditionnel.

  • Marques et Sceaux : L’œuvre porte le sceau rouge distinctif de l’artiste en bas à gauche

Dans cette composition, Shōtei utilise avec brio les codes du mouvement Shin-hanga en plaçant des éléments massifs au premier plan pour créer une profondeur immersive. Le contraste entre la structure immuable du sanctuaire et la floraison éphémère des cerisiers est magnifié par un travail subtil sur les ombres portées. Cette pièce illustre parfaitement la capacité de l’artiste à transformer un lieu iconique de Tokyo en une vision poétique et hors du temps, très recherchée par les collectionneurs pour son équilibre visuel.

Takahashi Shōtei (Hiroaki)

(2 janvier 1871 – 11 février 1945). Artiste central et pionnier du renouveau de l’estampe, il fut le premier collaborateur de l’éditeur Watanabe Shōzaburō. Formé à l’art classique, il a su intégrer des concepts occidentaux de perspective et de lumière à la gravure traditionnelle. Son œuvre, dont une grande partie des bois originaux fut détruite lors du séisme de 1923, a fait l’objet d’un immense travail de recréation, faisant de lui l’un des paysagistes les plus prolifiques et les plus appréciés des collectionneurs internationaux de Shin-hanga.

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